Baby Driver : le nouveau bijou d’Edgar Wright

Edgar Wright est un de mes réalisateurs favoris.
Vous ne connaissez peut-être pas son nom mais vous avez au moins vu un de ses films : Shaun of The Dead, Scott Pilgrim, Hot Fuzz, le Dernier pub avant la fin du monde.
Et voici le petit dernier qui est sorti au cinéma il y a quelques semaines : Baby Driver.

Synopsis :
Baby est un fou de musique, toujours des écouteurs aux oreilles. Il est chauffeur pour des braqueurs de banque.
Ayant déconné dans son adolescence, il doit rembourser de l’argent à un grand mafieux de la ville.
Nous le suivons dans ses derniers coups avant de retrouver sa liberté.

Le pitch est vraiment hyper simple, une histoire que l’on a beaucoup entendu.
L’originalité du film vient évidement du rythme et de la mise en scène d’Edgar Wright.
Ce cinéaste élabore une vraie chorégraphie, les scènes s’enchainent sans temps morts, les dialogues sont bien menés, bref du grand art.
J’ai adoré la scène d’introduction du film qui nous met direct dans l’ambiance à base de longs plans où la musique est introduit comme un personnage à part entière.
Et oui, le personnage de Baby incarné par Ansel Elgort (que vous avez pu voir dans Nos Étoiles Contraires ou Divergente) écoute de la musique en permanence pour couvrir le bruit d’acouphènes.
La musique sert à sa concentration et Wright en fait un chef d’orchestre du rythme.

Chaque bruit ou mouvement de la musique va illustrer des scènes.
Pas facile de vous expliquer ça à l’écrit…
Baby suit la musique, il conduit au rythme de celle-ci.
Et voilà l’énorme point fort du film : la bande son.
Vous le savez je suis folle de la musique des années 70 et bien j’ai été servie !
La bande son est constitué de morceaux rock (Focus, Blur, Queen), funk (Commodores, Barry White, The Detroit Emeralds) ou folk (Simon and Garfunkel).
Chaque chanson a été choisi avec précision pour servir l’histoire et rythmer les scènes d’action.
Tout marche à merveille et on se surprend à battre la mesure sur notre siège.

Edgar Wright s’est fait plaisir avec ce film et cela transparait sur l’écran. Il s’est bien approprié les codes des films de braquages mais il y ajoute son petit grain de folie, son humour et son rythme de fou furieux.
On ne s’ennuie pas une seconde, on retrouve des courses poursuites bien calibrées, l’histoire d’amour incontournable, les bons sentiments (relations familiales, justice, notion de bien et de mal).
Le casting lui est aux petits oignons avec la présence de l’excellent Kevin Spacey, du déluré Jamie Foxx et de la belle Lily James parfaite dans son rôle de jeune fille innocente.
Et puis il y a Ansel Elgort qui est juste parfait dans le rôle de Baby.
On pourrait lui donner le bon dieu sans confession !
Il incarne un personnage à double facette très mystérieux qui m’a totalement fasciné.

En bref, Baby Driver est une bouffée d’oxygène.
Un film d’action/braquage qui tout en gardant les codes du genre se renouvelle en apportant de la folie et de l’originalité grâce à un montage dynamique et une bande son d’anthologie.
Une expérience cinéma à ne pas manquer.
Edgar Wright a tout d’un grand auteur et réalisateur, bravo l’artiste.

Crédit photos : Allociné

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