Jane got a gun

Le western est un genre cinématographique un peu casse gueule avouons le, comment faire aussi bien que Sergio Leone (souvenez-vous de ce chef d’œuvre Il était une fois dans l’Ouest) et bien Gavin O’Connor a réussi la performance de me toucher avec son dernier film Jane got a Gun.
J’ai été bercée dans mon enfance par ce style de cinéma, mon père raffolait des westerns alors je me suis laissée tenter par ce film et je n’ai pas été déçue.

L’histoire:

Jane Hammond (Natalie Portman) est aussi belle qu’elle a du caractère, elle est mariée à Bill, l’un des pires bandits de la ville. Lorsque celui-ci se retourne contre son propre clan, les terribles frères Bishop (Ewan McGregor) et qu’il rentre à la maison le dos criblé de balles, Jane sait qu’elle va devoir affronter la bande à Bishop et elle ressort son vieux fusil et ses pantalons.
La seule aide sur laquelle elle peut compter n’est autre que son premier amour Dan Frost (Joel Edgerton), dont la haine envers Bill n’a d’égal que son amour pour Jane.

Je ne vous en dis pas plus car ce film est rempli de rebondissements, il serait dommage que je vous en révèle davantage.
Ce western car, c’est un vrai western, saura vous toucher j’en suis certaine même si vous n’êtes pas fan de ce genre de long métrage.
Tous les ingrédients sont là : la poussière, la crasse, les colts, les chevaux, le whisky, les crachats, le bruit, la fureur, la haine, le sang, la sueur, je dirais presque les odeurs.

Et il n’y a pas que ça car c’est un film qui raconte aussi une très belle histoire d’amour et comment effectivement résister à une femme comme Jane.
Natalie Portman est tout à fait dans le ton, elle incarne à merveille le rôle de cette femme qui doit se battre contre la violence des hommes, car on est, il faut le dire, dans un monde de machos !

C’est aussi une histoire qui raconte l’émancipation de la femme, comment se faire une place, comment se faire respecter dans un monde de brutes machistes et ceci bien entendu en restant femme et mère.

Et puis il faut également souligner la qualité des images, des décors, des paysages, fidèle aux vrais westerns.

Natalie Portman est l’héroïne du film mais elle donne la réplique à des hommes dont nous sommes toutes en secret amoureuses, Ewan McGregor dans le rôle du méchant bandit est à la fois séduisant et cruel, Joel Edgerton dans le rôle de Dan Frost est touchant, sensible même armé d’un colt.

J’espère vous avoir donné envie de découvrir ce film, que vous aimiez ou non les western, allez le voir et vous serez surpris de constater qu’au final vous avez passé un très bon moment cinématographique !
Bonne séance.

Crédit photos : Allociné

Annick Perrad

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The Danish Girl un destin hors du commun

Je suis allée voir un film qui m’a extrêmement troublée mardi dernier et ce billet ne va pas être une mince affaire à écrire.
Cette histoire m’a bouleversée et m’a traversée toute la semaine…
Cela vous arrive t-il parfois de voir un film qui, à la fois vous dérange et en même temps vous captive ?
C’est un peu l’impression que j’ai ressentie devant The Danish Girl.

L’histoire:

Ce film retrace la remarquable histoire d’amour entre Gerda Wegener (Alicia Vikander) et Lili Elbe , née Einar Wegener (Eddy Redmayne), l’artiste danoise connue comme la première personne à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle en 1930.

Effectivement le qualificatif remarquable est tout à fait approprié pour parler de cette histoire d’amour.
La question essentielle n’est-elle pas jusqu’où peut on aller par amour ?
Quels renoncements sommes nous capables de faire par amour ?

Gerda est peintre, elle fait essentiellement du portrait mais n’arrive pas encore à faire sa place dans le monde des artistes. Sa peinture a peu de succès. En revanche son mari Einar peint des paysages de Norvège et notamment des tourbières qui sont très admirés par le public et les marchands d’art.
Einar est un être délicat, élégant, sensible, beau, timide, n’aimant pas les atmosphères mondaines alors que Gerda est une jeune femme plutôt effrontée, très libre pour l’époque, n’ayant pas peur de choquer. Elle est très amoureuse de son peintre de mari.
Ils forment à eux deux un très joli couple.

Le film démarre très doucement les 40 premières minutes peuvent paraître longues jusqu’à la scène qui va déclencher toute l’histoire de ce couple hors du commun.
Gerda a une commande de tableau qu’elle doit livrer à temps et craignant que son modèle soit en retard, elle demande alors à son époux Einar de prendre la pose. Et là c’est le déclic, on est assis dans son fauteuil au cinéma et pourtant on ressent, on perçoit avec beaucoup de justesse, de finesse ce que Einar ressent quand il enfile cette paire de bas pour prendre la pose.
Cette scène m’a profondément marquée…
Comment le soyeux d’un tissu peut-il provoquer une telle émotion (j’ai ressenti cela dans ma robe de mariée, je me suis sentie d’un seul coup femme et belle) et bien Einar en prenant la pose semble se délester presque de ce qui l’encombre et donne naissance au personnage de Lili.
C’est là que le film démarre.
Gerda perçoit le trouble de son mari mais au départ elle prend cela comme un jeu. Ce jeu va très vite basculer dans la réalité jusqu’à ce que son mari disparaisse pour faire place à Lili.
C’est une renaissance, Lili apparaît et Einar le peintre disparait.
Ce qui est très difficile à transcrire avec des mots c’est que, peu importe le sexe, l’identité, l’amour demeure entre ces deux êtres et Gerda renonce à l’amour physique, à son mari pour que Lili puisse exister et s’épanouir.
C’est une histoire extrêmement poignante et qui parle de ce qu’est l’Amour.

Il faut aussi que je vous dise un mot des images, nous découvrons Copenhague, on se croirait dans un tableau des peintres flamands, on traverse Paris à la belle époque, les lieux et les atmosphères sont très bien rendus, et les acteurs sont sublimes, touchants, pourvus tous les deux d’une grande élégance.

Je ne veux pas vous en dévoiler davantage mais ce que je peux dire c’est que pour aller voir ce film il faut avoir l’esprit ouvert (comme je l’avais évoqué pour le film La Belle Saison), il faut savoir ce qu’est l’amour car si ces deux conditions ne sont pas réunies on peut sortir de la salle de cinéma en étant choqué.

Voilà une semaine que je suis allée voir ce film et les deux personnages de cette histoire qui n’est en rien une fiction me hantent encore et me fait encore monter les larmes aux yeux.

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Creed la relève est assurée

Me voilà bien en retard au niveau de la rédaction de la rubrique cinéma car cela va bientôt faire trois bonnes semaines que je suis allée voir ce film, Creed – l’Héritage de Rocky Balboa

Levez le doigt ceux qui me pensaient capable d’apprécier ce style de cinéma… je ne vois aucun doigt levé… j’en étais sûre, je suis cataloguée comme une petite nature qui ne supporte pas les coups, la violence, le sang. Et bien détrompez-vous j’ai beaucoup aimé ce film rempli d’émotions, d’authenticité, de valeurs.
Tout est là, bien ficelé pour qu’on se retrouve malgré soi les larmes aux yeux.

L’histoire:

Adonis Johnson (Michael B. Jordan), fils du célèbre champion du monde Apollo Creed n’a jamais connu son père, il est mort avant sa naissance. Adonis traverse l’enfance et l’adolescence difficilement, il connait les foyers éducatifs. C’est un jeune adolescent rebelle et en souffrance.
La femme d’Apollo retrouve Adonis et décide de l’élever et de lui donner une éducation. Elle l’aide à trouver une place dans la société (c’est sûr cela fait un peu conte de fées !). Néanmoins, Adonis ne peut lutter contre ce qu’il a au fond de lui, il veut devenir boxeur.
Il décide envers et contre tout d’aller jusqu’au bout de son rêve, il quitte tout pour se rendre à Philadelphie, là même ou Apollo Creed a affronté un adversaire aussi ambitieux et têtu que lui Rocky Balboa (Sylvester Stallone)
Cette rencontre va bouleverser deux trajectoires de vie.

Le film de Ryan Coogler dure 2h14 et pourtant on ne voit pas le temps passer.
Le jeune Adonis est un personnage extrêmement attachant, troublant, au caractère bien trempé. On sent chez lui à la fois force et faiblesse et c’est évidemment ce qui m’a intéressée (toujours mon côté éducatrice qui ressort) il s’agit encore une fois dans ce film d‘une histoire de résilience.
Quant au personnage de Rocky il est tout aussi stupéfiant, Sylvester Stallone m’a toujours séduite (et oui je l’avoue !!!). Il est magnifique dans ce rôle de vieux boxeur sage, bienfaiteur, entraîneur, botteur de culs… Il permet à Adonis non seulement de devenir un boxeur mais aussi de devenir un homme.
Si comme moi vous aimez les films qui parlent du dépassement de soi, qui enseignent la générosité, l’écoute, l’entraide, la volonté, le courage, l’amour…. alors allez voir ce film.
Vous serez comme moi émue et peut être que comme moi en rentrant chez vous, vous vous referez le premier Rocky (sorti en 1976).

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Joy, le destin d’une gagnante

La frénésie des fêtes de fin d’année étant passée, je reprend mes petites habitudes… Mon choix s’est porté pour cette première séance de cinéma de l’année 2016 sur le film de David O. Russell JOY avec la sublime Jennifer Lawrence. Je vous avoue que j’ai choisi ce film car rien d’autre sur la toile ne me tentait et je dois dire que je n’ai pas été déçue… du tout !
Le film dure 02h04 et on ne voit pas le temps passé tellement le destin de cette femme d’exception nous captive.

L’histoire:

Il faut dire que ce film s’inspire d‘une histoire vraie, ce qui rend l’héroïne encore plus attachante.

JOY décrit le fascinant et émouvant parcours, sur 40 ans, d’une femme brillante, inventive et surtout farouchement déterminée à réussir, en dépit de tout ce qui viendra lui barrer la route et notamment d’une famille particulièrement problématique, toxique et dysfonctionnante! . Poussée par sa grand-mère depuis son enfance Joy a un don pour inventer des produits, elle décide d’inventer la serpillère magique et va réussir à fonder un empire d’un milliard de dollars.

En sortant de la salle de cinéma, quelle femme ne se sentirait pas pousser des ailes. Joy est l’exemple même d’une femme qui, tout en prenant soin de sa famille (au sens très très large, elle prend même en charge son ex-mari, son père (Robert de Niro) et sa mère !).
Elle réussit à réfléchir à son chemin, à ce qu’elle veut faire de sa vie alors qu’elle est absolument débordée !

Une femme combattive, ayant du tempérament qui refuse de baisser les bras, qui refuse de se laisser manœuvrer, et ce qui est très touchant à la fin du film, c’est que sa réussite lui donne envie d’aider ceux qui veulent réussir.

Ce film incarne le rêve américain mettant en scène portrait de famille, trahison, sentiment.
On se laisse séduire par cette histoire. Les acteurs sont brillants, Jennifer Lawrence bien sûr, mais Robert de Niro est toujours excellent dans un rôle de père qui n’a pas réussi lui même sa vie mais qui se permet des réflexions désobligeantes envers sa fille, Isabella Rossellini la compagne du père est farfelue et excentrique.

J’ai beaucoup aimé ce film car il montre aussi combien la vie d’une femme n’est pas affaire facile, surtout quand on est célibataire avec des enfants à charge. Construire sa vie professionnelle, gagner de l’argent, prendre soin de ses enfants et leur servir de modèle alors que parfois ce qu’on donne à voir n’est pas réjouissant.
C’est une histoire de réussite professionnelle mais c’est aussi un portrait de famille et une histoire d’amitié (l’amie de Joy joue un rôle capital).

Alors ne soyez pas frileux, vous pouvez vous risquer à aller voir ce film car peut être que cela vous fera réfléchir sur votre propre parcours, sur vos rêves, sur vos projets. Peut être que cela vous donnera envie de vous dépasser et de croire davantage en vous …. comme cela a été le cas pour moi. On a le droit d’avoir de l’ambition !!!!

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Un + Une ou ne tirez pas sur le cineaste et non sur le pianiste

D’une manière générale les films de Monsieur Lelouch m’intéressent suffisamment pour que je me déplace jusqu’au cinéma sauf que cette fois, je vous le dis tout net, j’ai été déçue !
Et oui j’ose tenir tête à notre légende du cinéma français, Monsieur Lelouch vous vieillissez (comme moi d’ailleurs) et vous radotez un peu, qu’aviez vous besoin de nous rejouer Un homme et une femme chabada bada !

Que diable ! je m’attendais à une romance, (j’adore pourtant les histoires d’amour à l’écran) mais là ce n’est pas ce à quoi je m’attendais, je n’ai pas pleuré !!!

Un + Une est un film sur une rencontre effectivement entre un homme et une femme mais moi, j’y ai vu autre chose, deux philosophies de vie qui s’affrontent, deux destins qui se croisent et des trajectoires qui dévient et c’est cela qui rend le film intéressant.
Comment certaines rencontres peuvent changer notre regard sur le monde, sur la vie, sur l’amour.

L’histoire:

Un compositeur de musique célèbre Antoine (Jean Dujardin), talentueux, bel homme, arrogant, bien dans ses baskets (ou plutôt très narcissique) rencontre, au cours d’un déplacement professionnel, qui le conduit en Inde, une femme Anna (Elsa Zylberstein) , l’épouse de l’ambassadeur de France à Dehli, une femme empreinte de spiritualité et en quête de sens, une jolie femme séduisante, pétillante, très à l’écoute de l’autre, en quête de maternité, empreinte de douceur, tout l’inverse du personnage masculin.
Je n’ai pas envie de vous en dévoiler davantage, sauf que, chacun est déjà engagé dans une relation d’amour, elle, est mariée, lui, est amoureux d’une talentueuse pianiste…. et pourtant on sent que la porte est entrouverte….

Cette femme qui désire par dessus tout avoir enfin un enfant décide de se tourner vers la spiritualité et entame un voyage le long du Gange, le fleuve sacré, afin d’atteindre la maternité, Antoine, trouve un prétexte, je dis prétexte car lui la spiritualité il n’y croit pas vraiment, pour l’accompagner dans ce voyage spirituel.

Je vous avoue que le personnage d’Antoine m’a insupportée, j’ai horreur de ce type d’homme à l’égo surdimensionné et qui fanfaronne du matin au soir, Jean Dujardin est parfait, ce rôle lui va comme un gant (à se demander même si il n’est pas comme ça dans la vraie vie ?). Elsa Zylberstein est, elle aussi, un brin agaçante mais au fond elle est touchante, elle s’intéresse à l’autre, pose des questions, elle est dans l’empathie et malgré ce, on sent chez elle une vraie souffrance et un réel questionnement sur le sens de la vie.

Comment deux personnalités si différentes peuvent elles tomber amoureuses…. ne dit on pas que les opposés s’attirent ?

Par contre je me dois de saluer le cinéaste, la manière de filmer de Claude Lelouch est juste géniale, sa caméra nous fait découvrir l’Inde comme si nous y étions et surtout il a un vrai talent pour les gros plans, pour saisir les émotions sur les visages, Lelouch fait des cadrages très serrés, le moindre clignement des yeux, la moindre larme est capturé.

Ce que j’ai retenu du film c’est surtout que l’amour est partout et que, même si on pense l’avoir déjà trouvé, même si on se croit bien ancré, à l’abri, l’amour peut venir vous faucher (comme la mort d’ailleurs) cela fait peur, comment se protège t-on du sentiment amoureux ? comment ne pas trahir ? comment rester fidèle ? …..mais c’est un autre sujet.

Annick Perrad

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L’Hermine

Difficile pour moi aujourd’hui de rédiger mon petit billet cinéma car l’émotion n’était pas vraiment au rendez-vous lors de ma séance cinéma de la semaine dernière ….

Néanmoins, je vais quand même vous en dire quelque chose ne serait ce que pour rendre hommage à l’interprétation de Fabrice Luchini. Je tombe sous le charme de cet acteur dans chaque film, que ce soit quand il interprète des comédies, je pense « Aux femmes du 6° » ou que ce soit dans des films plus philosophiques comme « Alceste à bicyclette », il n’y a pas à dire Lucchini est une figure, un personnage, une pièce de théâtre à lui tout seul, il ouvre la bouche et l’assistance se tait….

L’histoire:

Michel Racine (Fabrice Luchini) est président de la cour d’assises de St Omer dans le Nord de la France. C’est un magistrat qui met un point d’honneur à représenter la Loi, il ne fait pas de sentiment et il n’inspire pas la sympathie, il ne fait pas non plus dans l’empathie et s’est taillé une réputation de magistrat sévère.
On apprend qu’il a raté sa vie personnelle, sa femme (assez fortunée) vient de le quitter, il vit à l’hôtel.
Au cours du procès d’assises, des jurés sont choisis et parmi eux Michel Racine retrouve Birgit Lorensen-Coteret (De Sidse Babett Knudsen actrice danoise), une femme qu’il a aimée autrefois mais dont il n’a pas réussi à se faire aimer.
A son contact au cours du procès, notre président de cour d’assises va apprendre la compassion…

Ce film est intéressant car il fait vraiment découvrir les coulisses de la Justice, je suis fonctionnaire au Ministère de la Justice et en qualité d’éducatrice de la PJJ j’ai assisté régulièrement à des audiences et j’ai trouvé que l’atmosphère de la salle d’audience était très bien décrite.
Tout est reconstitué avec soin et réalisme (les bruits, l’éclairage, l’entrée du président du tribunal, les jurés, les témoins….)
Le procès s’ouvre sur un infanticide, le père est accusé d’avoir tué sa petite fille de 7 mois à coups de Rangers dans la tête.
C’est un procès difficile. Au cours du film ce qui est très bien montré (comme dans le film « 12 hommes en colère » de Sidney Lumet avec H. Fonda) c’est la place, le rôle, la responsabilité des jurés, qui je le rappelle sont choisis au hasard et qui viennent de diverses classes sociales….
Au sein de ce groupe de jurés, on découvre Birgit, médecin de profession. La relation qui va se nouer (je rappelle que par le passé Michel Racine est tombé amoureux de cette femme, elle a été son médecin lors d’une hospitalisation) va donner au procès une dimension plus humaine, le personnage incarné par Fabrice Lucchini va s’attendrir et va appliquer la Loi d’une autre manière.

Ce film est une pièce de théâtre , c’est le jeu des acteurs qui lui donne sa valeur. Fabrice Lucchini que nous connaissons râleur, grand parleur, parfois arrogant est dans un contre emploi parfait, il est maladroit, timide, mélancolique… un amoureux éconduit…
Face à lui Sidse Babett Knudsen est sublime, son sourire et son regard illuminent l’écran ainsi que la vie de notre magistrat, elle respire l’empathie et la bienveillance et nous comprenons que ce juge sévère est foudroyé par l’amour….

Que dire de plus… Si comme moi vous aimez Fabrice Luchini allez le voir dans ce rôle si différent de ceux qu’il interprète habituellement, si vous êtes curieux de savoir comment se déroule un procès d’assises, ce film saura vous éclairer mais surtout saura vous montrer que juger n’est pas chose aisée et faire partie d’un jury d’assises n’est pas un jeu télévisé!!

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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La dernière leçon

Vous connaissez maintenant ma passion pour le cinéma, ce cinéma qui nous parle d’émotion et notamment des histoires de famille (Boomerang, Premiers crus…).

Contrairement à ma fille Camille (excuses moi ma chérie) je laisse sa chance au cinéma français, je viens de découvrir le film de Pascale Pouzadoux La Dernière leçon et j’ai été tellement chamboulée que je ne pouvais pas faire l’économie de vous en parler…

L’histoire:
Madeleine vient d’avoir 92 ans, elle est fatiguée et a pris la décision de « partir ». Elle fait le choix d’en parler à ses enfants et petits enfants lors du dîner d’anniversaire qu’ils ont préparé à son intention. L’ambiance est à la fête et son annonce vient glacer ce repas de famille. Ses enfants sont choqués et ne comprennent pas sa décision….

Ce film est tiré d’une histoire vraie et elle est portée à l’écran par d’excellents acteurs notamment Marthe Villalonga (Madeleine) et Sandrine Bonnaire dans le rôle de sa fille Diane, Antoine Dulery (le fils) est également très bon dans le rôle du fils borné.
Ce long métrage vient mettre en scène des sujets très graves comme la déchéance, la vieillesse, le lien familial, le droit à mourir dans la dignité, le droit à mourir tout court.

Tout au long du film nous allons découvrir le personnage de Maddy (Madeleine), ancienne sage-femme, a la forte personnalité, militante dans sa jeunesse, engagée pour de grandes causes, attachante, pleine d’humour, une vraie amoureuse de la vie.
Maddy a pris sa décision en toute connaissance de cause, elle n’est pas malade, elle est juste fatiguée et elle ne veut pas d’une vie au rabais, une vie étroite et sans saveur où elle serait privée de sa liberté parce que son corps la lâche.
Jusqu’à son dernier souffle elle veut rester maîtresse d’elle même c’est pourquoi elle va préparer son départ avec tout le soin qu’elle a apporté à chaque chose toute sa vie, elle veut tout laisser en ordre.
Ce film m’a rappelé un livre que j’ai lu très récemment de Fanny Flagg (Miss Alabama et ses petits secrets) qui traite du même sujet.

Ce film m’a bouleversée pour des tas de raisons, bien sûr parce qu’il m’a ramenée au lien si fort qui me lie à ma fille mais aussi par l’absence de lien à ma propre mère que j’ai perdue à l’âge de 12 ans. Cette histoire familiale parle aussi de transmission (comment on apprend à sa fille à cuisiner, à danser, à aimer, à lâcher la main de sa mère…c’est très beau.
Ce qui est montré aussi de façon très juste, c’est comment la mort et la vieillesse sont des sujets tabous dans notre société occidentale (l’aide à domicile d’origine africaine comprend tout à fait le choix de Maddy et dédramatise toutes les faiblesses de la personne âgée).

Diane (Sandrine Bonnaire) est très attachée à sa mère. Cet amour qu’elle lui porte ne lui permet pas de percevoir combien sa mère est fatiguée et de plus en plus privée de ses moyens, elle voudrait la garder toujours au fur et à mesure du film elle comprend, enfin, que sa mère ne reviendra pas sur sa décision alors elle décide de profiter ensemble de ces derniers moments de complicité. Ce passage du film est absolument magnifique, les deux actrices sont magistrales et elles méritent toutes deux une vraie récompense.

Je vais cesser mon bavardage… mais je vous laisse réfléchir, il est bien question dans ce film d’un vrai sujet de société qui nous concerne tous.

Avons nous le droit de choisir notre moment pour quitter ce monde ? Avons nous le droit de partir dignement lorsque la vieillesse et la déchéance nous guettent?

Annick Perrad

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A VIF

Aujourd’hui je vais vous parler du dernier film que j’ai vu « A Vif » de John Wells et ce n’est pas chose facile...
J’ai beaucoup aimé l’histoire, le rythme du film, le message, le jeu des acteurs (Bradley Cooper est beau, pour sûr, mais dans ce rôle il est stupéfiant d’authenticité, ce rôle lui va comme un gant).

L’histoire:

Adam Jones (Bradley Cooper) est une figure dans le monde de la cuisine, couronné par deux étoiles au guide Michelin.
Grisé par le succès, arrogant, capricieux il sombre dans l’alcool et la drogue, ruine sa carrière et blesse ses amis et collaborateurs.
Quelques années plus tard, il retrouve le chemin de la sobriété et décide de reprendre sa carrière en main en montant un restaurant à Londres où il s’entoure de jeunes commis,il est déterminé à décrocher une troisième étoile. Le chemin va s’avérer difficile et douloureux car les fantômes du passé le hantent encore….

Ce long métrage est touchant car, sans mièvrerie, il montre comment on peut, même lorsqu’on est tombé très bas, se relever et rebondir, c’est une vraie histoire sur ce qu’est la résilience, et c’est un sujet qui fait écho chez moi.
Je parle de résilience car Adam Jones trouve la force en lui de dépasser son addiction à la drogue et à l’alcool pour ne plus être dans une situation précaire, en l’occurrence, au début film, il est devenu simple « ouvreur d’huitres ».
La résilience est un phénomène dynamique qui contribue à inverser le cours des choses, ce phénomène se caractérise notamment par l’engagement, le défi, la création, l’équilibre face aux tensions.
L’amour peut aussi agir comme moyen pour gommer des représentations négatives de soi, ceci est très bien montré dans le film de John Wells

Voilà ce que moi, j’ai particulièrement aimé dans ce film, c’est comment cet homme encore meurtri, parvient à surmonter son passé et faire confiance aux autres, et à s’aimer soi-même.

Le jeu des acteurs est très juste, Bradley Cooper est parfait dans le rôle, il a en lui cette arrogance naturelle des hommes qui sont trop beaux, j’ai aussi été charmée par l’interprétation d’Emma Thompson qui joue le rôle de la psy avec beaucoup de tact, et d’authenticité, d’autre part l’histoire d’amour (Sienna Miller/Bradley Cooper) ne prend pas le dessus, on se concentre sur la trajectoire de cet homme, sur le défi qu’il s’est fixé et on est conquis.
Le monde féroce de la gastronomie est aussi très bien décrit la technique, le savoir être chef, la pression, la fatigue, l’échec, la ténacité, ,savoir cuisiner et être en haut de l’affiche culinaire ce n’est pas donné à tout le monde!

Allez voir ce film… je suis certaine qu’il donnera à certain l’envie de se dépasser et de croire que dans la vie rien n’est perdu d’avance et que parfois cela vaut vraiment le coup de s’accrocher!

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Mon roi

La semaine dernière mon choix s’est porté sur le dernier film de Maiwenn, « Mon Roi », j’avais beaucoup aimé son film précédent Polisse qui traitait de la brigade des mineurs donc je me suis installée dans mon fauteuil confiante et impatiente, je n’ai pas été déçue.

Si, comme moi, chaque fois que vous tombez amoureuse votre choix se porte sur des bras cassés, ce film vous plaira.
Il décrit avec énormément de justesse ce que peut être une relation pathogène et comment la passion entre deux êtres peut s’avérer dévastatrice.

L’histoire :
Tony (Emmanuelle Bercot) rencontre un soir dans une boîte de nuit un homme Georgio (Vincent Cassel) qu’elle a déjà croisé par le passé alors qu’elle était serveuse dans un bar et dont elle avait gardé le souvenir en mémoire (ce détail est important). Leur relation se met en place très rapidement et pourtant tout les oppose, Tony est une fille sage, avocate, réfléchie, timide, pas sûre d’elle, Georgio est un restaurateur séduisant, flambeur, hâbleur, beau mec.
Tony est rapidement conquise par ce personnage hors norme qui peu à peu va la faire sombrer dans la dépression.

C’est à la suite d’un accident de ski qui va la conduire dans un centre de rééducation que Tony se remémore sa relation amoureuse et qu’elle parvient petit à petit à se reconstruire et à reprendre sa vie en main.

Ce film m’a particulièrement bouleversée, de par l’histoire évidemment, dans laquelle je me suis reconnue, mais aussi par l’interprétation magistrale de Cassel/Bercot.
L’histoire se déroule sur un rythme trépidant, et pourtant c’est dix ans de vie qui sont racontés. On ressent la douleur de Tony, on perçoit le piège qui se referme sur elle, on voudrait qu’elle s’échappe mais cette passion notamment charnelle l’enchaîne à cet homme et va la pousser vers l’abîme.

Ce film s’adresse à mon sens autant aux femmes qu’aux hommes.
Mon mari n’a pas pris la défense de l’homme dans cette histoire, il a été choqué de voir une telle manipulation perverse et il m’a dit combien il avait été ému et bouleversé par ce que vit cette femme.
Une femme, il faut le souligner, instruite, intelligente, réfléchie et qui pourtant va se perdre dans une relation toxique.

Pourquoi faire un film sur l’addiction amoureuse ? Doit on le prendre comme un message, une mise en garde ? Et pourtant il n’y a, de la part de la réalisatrice, aucun jugement.

J’espère vous avoir donné envie d’aller voir ce film et je sais que vous ne pourrez pas vous empêcher de décortiquer ce qu’est l’amour au final, une boussole mais parfois une prison…

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Le dernier loup

En ce moment je ne trouve pas mon compte avec les programmes de télévision qui, souvent, proposent des rediffusions ou des longs métrages que j’ai déjà vus alors je me tourne vers les DVD.
La semaine dernière j’ai découvert le dernier film de JJ Annaud cette histoire est tirée d’une histoire vraie, elle a fait également l’objet d’un roman écrit par Jiang Rong, le totem du loup et j’ai été vraiment touchée par ce film donc je voulais vous en dire quelques mots…

L’histoire :
L’action se passe en 1969, Chen, un jeune étudiant originaire de Pékin est envoyé en Mongolie afin d’enseigner à une tribu de bergers nomades. Le jeune homme va découvrir une contrée mais aussi un peuple dont il va tirer beaucoup d’enseignements.
La Mongolie est une terre encore sauvage et pure et les bergers y ont leur tradition, leurs croyances. C’est une terre infinie, hostile et envoûtante. Chen va apprendre, au contact de ce peuple, ce que sont les notions de communauté, de liberté et de responsabilité, il va également approcher le loup de Mongolie, à la fois craint et vénéré par les bergers.

Jean-Jacques Annaud signe encore une fois un film magnifique, magistral, comme il sait le faire, souvenez vous de L’ours ou des Deux Frères, il nous emmène une fois encore en pleine nature et nous fait toucher du doigt dans ce long métrage combien il est important de respecter les traditions et ne pas se laisser entraîner dans la cupidité et le profit, » il nous rappelle combien l’avenir de la terre est menacé et que nous avons une responsabilité envers notre planète.

Ce qui est bien montré dans le film, c’est que l’intervention des hommes vient perturber l’équilibre de la Nature. Tous les animaux ont un rôle à jouer dans la préservation de l’équilibre et l’homme se doit de respecter cela.
JJ Annaud nous montre sans détour des scènes très dures, violentes mais criantes de vérité. Il ne prend pas de pincettes pour nous livrer son message.
Ce film est, à mon sens, très authentique et je vous avoue qu’il a su me faire monter les larmes aux yeux, Chen fasciné par la relation quasi mystique entre les loups et les mongoles, décide de capturer un louveteau afin de l’apprivoiser, je ne veux pas vous dévoiler la suite mais ce que je peux vous dire c’est que cette expérience va transformer notre petit étudiant chinois.

Laissez-vous guider et venez découvrir la Mongolie et sa nature sauvage, c’est sublime et vous ne regarderez plus le monde de la même manière.

Annick Perrad

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