La dernière leçon

Vous connaissez maintenant ma passion pour le cinéma, ce cinéma qui nous parle d’émotion et notamment des histoires de famille (Boomerang, Premiers crus…).

Contrairement à ma fille Camille (excuses moi ma chérie) je laisse sa chance au cinéma français, je viens de découvrir le film de Pascale Pouzadoux La Dernière leçon et j’ai été tellement chamboulée que je ne pouvais pas faire l’économie de vous en parler…

L’histoire:
Madeleine vient d’avoir 92 ans, elle est fatiguée et a pris la décision de “partir”. Elle fait le choix d’en parler à ses enfants et petits enfants lors du dîner d’anniversaire qu’ils ont préparé à son intention. L’ambiance est à la fête et son annonce vient glacer ce repas de famille. Ses enfants sont choqués et ne comprennent pas sa décision….

Ce film est tiré d’une histoire vraie et elle est portée à l’écran par d’excellents acteurs notamment Marthe Villalonga (Madeleine) et Sandrine Bonnaire dans le rôle de sa fille Diane, Antoine Dulery (le fils) est également très bon dans le rôle du fils borné.
Ce long métrage vient mettre en scène des sujets très graves comme la déchéance, la vieillesse, le lien familial, le droit à mourir dans la dignité, le droit à mourir tout court.

Tout au long du film nous allons découvrir le personnage de Maddy (Madeleine), ancienne sage-femme, a la forte personnalité, militante dans sa jeunesse, engagée pour de grandes causes, attachante, pleine d’humour, une vraie amoureuse de la vie.
Maddy a pris sa décision en toute connaissance de cause, elle n’est pas malade, elle est juste fatiguée et elle ne veut pas d’une vie au rabais, une vie étroite et sans saveur où elle serait privée de sa liberté parce que son corps la lâche.
Jusqu’à son dernier souffle elle veut rester maîtresse d’elle même c’est pourquoi elle va préparer son départ avec tout le soin qu’elle a apporté à chaque chose toute sa vie, elle veut tout laisser en ordre.
Ce film m’a rappelé un livre que j’ai lu très récemment de Fanny Flagg (Miss Alabama et ses petits secrets) qui traite du même sujet.

Ce film m’a bouleversée pour des tas de raisons, bien sûr parce qu’il m’a ramenée au lien si fort qui me lie à ma fille mais aussi par l’absence de lien à ma propre mère que j’ai perdue à l’âge de 12 ans. Cette histoire familiale parle aussi de transmission (comment on apprend à sa fille à cuisiner, à danser, à aimer, à lâcher la main de sa mère…c’est très beau.
Ce qui est montré aussi de façon très juste, c’est comment la mort et la vieillesse sont des sujets tabous dans notre société occidentale (l’aide à domicile d’origine africaine comprend tout à fait le choix de Maddy et dédramatise toutes les faiblesses de la personne âgée).

Diane (Sandrine Bonnaire) est très attachée à sa mère. Cet amour qu’elle lui porte ne lui permet pas de percevoir combien sa mère est fatiguée et de plus en plus privée de ses moyens, elle voudrait la garder toujours au fur et à mesure du film elle comprend, enfin, que sa mère ne reviendra pas sur sa décision alors elle décide de profiter ensemble de ces derniers moments de complicité. Ce passage du film est absolument magnifique, les deux actrices sont magistrales et elles méritent toutes deux une vraie récompense.

Je vais cesser mon bavardage… mais je vous laisse réfléchir, il est bien question dans ce film d’un vrai sujet de société qui nous concerne tous.

Avons nous le droit de choisir notre moment pour quitter ce monde ? Avons nous le droit de partir dignement lorsque la vieillesse et la déchéance nous guettent?

Annick Perrad

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A VIF

Aujourd’hui je vais vous parler du dernier film que j’ai vu “A Vif” de John Wells et ce n’est pas chose facile...
J’ai beaucoup aimé l’histoire, le rythme du film, le message, le jeu des acteurs (Bradley Cooper est beau, pour sûr, mais dans ce rôle il est stupéfiant d’authenticité, ce rôle lui va comme un gant).

L’histoire:

Adam Jones (Bradley Cooper) est une figure dans le monde de la cuisine, couronné par deux étoiles au guide Michelin.
Grisé par le succès, arrogant, capricieux il sombre dans l’alcool et la drogue, ruine sa carrière et blesse ses amis et collaborateurs.
Quelques années plus tard, il retrouve le chemin de la sobriété et décide de reprendre sa carrière en main en montant un restaurant à Londres où il s’entoure de jeunes commis,il est déterminé à décrocher une troisième étoile. Le chemin va s’avérer difficile et douloureux car les fantômes du passé le hantent encore….

Ce long métrage est touchant car, sans mièvrerie, il montre comment on peut, même lorsqu’on est tombé très bas, se relever et rebondir, c’est une vraie histoire sur ce qu’est la résilience, et c’est un sujet qui fait écho chez moi.
Je parle de résilience car Adam Jones trouve la force en lui de dépasser son addiction à la drogue et à l’alcool pour ne plus être dans une situation précaire, en l’occurrence, au début film, il est devenu simple “ouvreur d’huitres”.
La résilience est un phénomène dynamique qui contribue à inverser le cours des choses, ce phénomène se caractérise notamment par l’engagement, le défi, la création, l’équilibre face aux tensions.
L’amour peut aussi agir comme moyen pour gommer des représentations négatives de soi, ceci est très bien montré dans le film de John Wells

Voilà ce que moi, j’ai particulièrement aimé dans ce film, c’est comment cet homme encore meurtri, parvient à surmonter son passé et faire confiance aux autres, et à s’aimer soi-même.

Le jeu des acteurs est très juste, Bradley Cooper est parfait dans le rôle, il a en lui cette arrogance naturelle des hommes qui sont trop beaux, j’ai aussi été charmée par l’interprétation d’Emma Thompson qui joue le rôle de la psy avec beaucoup de tact, et d’authenticité, d’autre part l’histoire d’amour (Sienna Miller/Bradley Cooper) ne prend pas le dessus, on se concentre sur la trajectoire de cet homme, sur le défi qu’il s’est fixé et on est conquis.
Le monde féroce de la gastronomie est aussi très bien décrit la technique, le savoir être chef, la pression, la fatigue, l’échec, la ténacité, ,savoir cuisiner et être en haut de l’affiche culinaire ce n’est pas donné à tout le monde!

Allez voir ce film… je suis certaine qu’il donnera à certain l’envie de se dépasser et de croire que dans la vie rien n’est perdu d’avance et que parfois cela vaut vraiment le coup de s’accrocher!

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Mon roi

La semaine dernière mon choix s’est porté sur le dernier film de Maiwenn, “Mon Roi”, j’avais beaucoup aimé son film précédent Polisse qui traitait de la brigade des mineurs donc je me suis installée dans mon fauteuil confiante et impatiente, je n’ai pas été déçue.

Si, comme moi, chaque fois que vous tombez amoureuse votre choix se porte sur des bras cassés, ce film vous plaira.
Il décrit avec énormément de justesse ce que peut être une relation pathogène et comment la passion entre deux êtres peut s’avérer dévastatrice.

L’histoire :
Tony (Emmanuelle Bercot) rencontre un soir dans une boîte de nuit un homme Georgio (Vincent Cassel) qu’elle a déjà croisé par le passé alors qu’elle était serveuse dans un bar et dont elle avait gardé le souvenir en mémoire (ce détail est important). Leur relation se met en place très rapidement et pourtant tout les oppose, Tony est une fille sage, avocate, réfléchie, timide, pas sûre d’elle, Georgio est un restaurateur séduisant, flambeur, hâbleur, beau mec.
Tony est rapidement conquise par ce personnage hors norme qui peu à peu va la faire sombrer dans la dépression.

C’est à la suite d’un accident de ski qui va la conduire dans un centre de rééducation que Tony se remémore sa relation amoureuse et qu’elle parvient petit à petit à se reconstruire et à reprendre sa vie en main.

Ce film m’a particulièrement bouleversée, de par l’histoire évidemment, dans laquelle je me suis reconnue, mais aussi par l’interprétation magistrale de Cassel/Bercot.
L’histoire se déroule sur un rythme trépidant, et pourtant c’est dix ans de vie qui sont racontés. On ressent la douleur de Tony, on perçoit le piège qui se referme sur elle, on voudrait qu’elle s’échappe mais cette passion notamment charnelle l’enchaîne à cet homme et va la pousser vers l’abîme.

Ce film s’adresse à mon sens autant aux femmes qu’aux hommes.
Mon mari n’a pas pris la défense de l’homme dans cette histoire, il a été choqué de voir une telle manipulation perverse et il m’a dit combien il avait été ému et bouleversé par ce que vit cette femme.
Une femme, il faut le souligner, instruite, intelligente, réfléchie et qui pourtant va se perdre dans une relation toxique.

Pourquoi faire un film sur l’addiction amoureuse ? Doit on le prendre comme un message, une mise en garde ? Et pourtant il n’y a, de la part de la réalisatrice, aucun jugement.

J’espère vous avoir donné envie d’aller voir ce film et je sais que vous ne pourrez pas vous empêcher de décortiquer ce qu’est l’amour au final, une boussole mais parfois une prison…

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Le dernier loup

En ce moment je ne trouve pas mon compte avec les programmes de télévision qui, souvent, proposent des rediffusions ou des longs métrages que j’ai déjà vus alors je me tourne vers les DVD.
La semaine dernière j’ai découvert le dernier film de JJ Annaud cette histoire est tirée d’une histoire vraie, elle a fait également l’objet d’un roman écrit par Jiang Rong, le totem du loup et j’ai été vraiment touchée par ce film donc je voulais vous en dire quelques mots…

L’histoire :
L’action se passe en 1969, Chen, un jeune étudiant originaire de Pékin est envoyé en Mongolie afin d’enseigner à une tribu de bergers nomades. Le jeune homme va découvrir une contrée mais aussi un peuple dont il va tirer beaucoup d’enseignements.
La Mongolie est une terre encore sauvage et pure et les bergers y ont leur tradition, leurs croyances. C’est une terre infinie, hostile et envoûtante. Chen va apprendre, au contact de ce peuple, ce que sont les notions de communauté, de liberté et de responsabilité, il va également approcher le loup de Mongolie, à la fois craint et vénéré par les bergers.

Jean-Jacques Annaud signe encore une fois un film magnifique, magistral, comme il sait le faire, souvenez vous de L’ours ou des Deux Frères, il nous emmène une fois encore en pleine nature et nous fait toucher du doigt dans ce long métrage combien il est important de respecter les traditions et ne pas se laisser entraîner dans la cupidité et le profit,” il nous rappelle combien l’avenir de la terre est menacé et que nous avons une responsabilité envers notre planète.

Ce qui est bien montré dans le film, c’est que l’intervention des hommes vient perturber l’équilibre de la Nature. Tous les animaux ont un rôle à jouer dans la préservation de l’équilibre et l’homme se doit de respecter cela.
JJ Annaud nous montre sans détour des scènes très dures, violentes mais criantes de vérité. Il ne prend pas de pincettes pour nous livrer son message.
Ce film est, à mon sens, très authentique et je vous avoue qu’il a su me faire monter les larmes aux yeux, Chen fasciné par la relation quasi mystique entre les loups et les mongoles, décide de capturer un louveteau afin de l’apprivoiser, je ne veux pas vous dévoiler la suite mais ce que je peux vous dire c’est que cette expérience va transformer notre petit étudiant chinois.

Laissez-vous guider et venez découvrir la Mongolie et sa nature sauvage, c’est sublime et vous ne regarderez plus le monde de la même manière.

Annick Perrad

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Premiers Crus : comment fait on un bon vin

Mardi dernier, mon choix s’est porté sur le film Premiers Crus.
Ce qui a déterminé mon choix c’est bien évidemment parce que je suis amoureuse de Gérard Lanvin, mais aussi parce que ce film nous ramène à une histoire de famille, de patrimoine, de racines, de transmission et de ruralité.
Famille, patrimoine et transmission sont les piliers de ce film.
Ce long métrage est intéressant et émouvant parce qu’il parle d’amour au sens large : amour de la terre, d’une région, de la famille…
C’est aussi une histoire de choix, les choix que nous faisons dans la vie et pourquoi nous les faisons.

Synopsis :
François Maréchal (le père) propriétaire d’un grand domaine vinicole de renom est au bord de la faillite et risque de perdre ses vignes. Depuis quelques années, écrasé par des conditions de travail difficiles et une solitude pesante, il a lâché prise.
Son fils Charlie, œnologue réputé, malgré des tensions familiales, décide de venir en aide à son père pour tenter de sauver le patrimoine familial.

Ce film a des points forts et des points faibles.
Au démarrage du film, on a du mal à rentrer dans l’histoire, la mise en place des personnages et du contexte sont très lents bien que les images de terroirs soient très belles.
Ce qui n’est pas suffisamment montré c’est la rudesse de la vie de vigneron. Le personnage de Jalil Lespert, qui a l’habitude de vivre dans des sphères luxueuses, vient côtoyer ce monde rural sans nous montrer vraiment combien le labeur est difficile.
Gérard Lanvin est très juste dans ce rôle, il a la “gueule”, le tempérament, le verbe, il est attachant et énervant à la fois. C’est un “vrai chieur” :p
A mon sens c’est lui qui porte le film, parce qu’il ose parler “affects”, il ose parler de sa solitude, de la fracture de la famille et aux renoncements qu’on est parfois obligé de faire pour sauver son patrimoine.
On sent à travers le personnage qu’incarne Lanvin qu’il vit lui même à la campagne et qu’il est attaché aux valeurs rurales.

En filigrane dans ce film il y a bien évidement une histoire d’amour mais qui, à mon sens, ne semble pas nécessaire pour asseoir la thématique du film.

Malgré mon avis mitigé, je vous invite malgré tout à cette séance de cinéma, parce qu’il est bon de se rappeler d’où l’on vient, pourquoi la France est un si beau pays, pourquoi notre gastronomie et nos vins sont appréciés dans le monde entier.
Notre campagne est belle…
Enfilez vos bottes et allez fouler la terre.

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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La belle saison : une réflexion sur l’amour

L’amour n’a pas de sexe, il nous tombe dessus quand on ne s’y attend pas…
C’est un peu cela le fil conducteur du film “La Belle Saison“. On y parle homosexualité mais surtout d’amour, enfin, plutôt du sentiment amoureux…
C’est une réflexion sur l’amour.
L’amour n’a pas d’entrave, le genre est accessoire, la différence d’âge non plus, souvenez nous d’ “Harold et Maude“. L’histoire d’un jeune homme qui tombe amoureux d’une vieille dame de 80 ans…

L’histoire :
Dans les années 70, une femme professeur d’espagnol, Carole, qui vit à Paris, impliquée dans le mouvement féministe qui prend alors toute son ampleur (Peace & Love, libération des mœurs, de la femme, chute des tabous, émancipation de la femme…) va faire une rencontre tout à faire fortuite et qui va bousculer sa vie, celle d’une femme plus jeune qu’elle, Delphine.
Delphine veut fuir le monde agricole dans lequel elle a grandi pour venir travailler à Paris.
Carole vit en couple et semble très épanouie, pourtant elle se laisse séduire par le tempérament et le courage de Delphine.

Ces deux personnages ont un caractère bien trempé mais chacune à sa manière…
Delphine est lesbienne, elle le sait depuis l’adolescence, elle ne trouve pas sa place dans le monde machiste agricole qui ne pourrait pas comprendre sa préférence sexuelle. Elle est issue d’une famille d’agriculteurs qui se désespère de ne pas voir leur fille encore mariée.
Carole est une jeune femme sûre d’elle, intellectuellement brillante, très sociable, qui n’a pas honte d’afficher ses convictions féministes et politiques.

Ce film dépeint avant tout une relation d’amour. On n’oublie au fur à mesure qu’il s’agit de deux femmes… Le sentiment amoureux se construit avant même l’étreinte physique, elles sont liées l’une à l’autre par une admiration mutuelle.
Elles sont connectées et l’étreinte amoureuse est un accomplissement.
Alors que dans le film “Adèle” je me suis sentie mal à l’aise devant les scènes érotiques parce que je ne ressentais pas cette osmose entre les deux femmes.
Chez Carole et Delphine nous ressentons une forme d’alchimie, la relation est fluide.
Il n’y a pas de dominant et de dominé, elles forment un seul être.
Pour apprécier ce film il faut avoir l’esprit ouvert et se questionner sur ce qu’est l’Amour et les sacrifices qu’on est prêt à faire pour que cet amour s’épanouisse.

Ce qui est très important de retenir dans ce film, c’est la trame sociale, l’époque à laquelle cette histoire se déroule. On est au début de la libération de la femme, la contraception est encore tabou et l’avortement n’en parlons pas, dans le monde agricole les femmes n’ont pas leur place, le clivage entre la vie parisienne et le monde rural est énorme.
Le couple que forme Cécile de France (Carole) et Izia Higelin (Delphine) est profondément attachant, authentique, naturel et touchant…
Leur amour rayonne et il explose à l’écran. Le spectateur ne peut être que sous le charme.
Je souhaite à tout le monde de vivre un amour aussi authentique que le leur.
Je vous invite à aller à la rencontre de l’amour…

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Boomerang : un secret de famille si difficile à percer

Ce film retrace une histoire de famille douloureuse, emprisonnée par un secret et des non dits qui empêchent le personnage principal Antoine, le fils aîné, interprété par Laurent Lafitte (surprenant cette fois dans un rôle “sérieux” à l’inverse de son rôle dans Les petits mouchoirs de G. Canet), de devenir un adulte épanoui.

L’histoire :
Antoine n’arrive pas à se construire, il a échoué dans sa vie de couple et a des rapports relativement conflictuels avec sa famille, un peu comme le vilain petit canard.
Seule sa sœur (Mélanie Laurent) lui accorde de l’attention et une forme d’écoute.
Antoine consulte un psychiatre pour tenter de percer le secret de son mal-être mais peu à peu il prend conscience qu’il doit, pour aller mieux, se poser les bonnes questions et surtout faire face à son père pour percer le mystère qui entoure la mort de sa mère survenue lorsqu’il était âgé de 10 ans.
Je ne vous en dévoile pas davantage.

Ce film m’a plu bien évidemment parce qu’il m’a ramené à mon histoire personnelle puisque j’ai également perdu ma mère très jeune et que ma propre famille est empêtrée dans des non-dits et des mensonges, mais surtout, ce film montre combien il est vital pour un épanouissement personnel de ne pas éluder les questions qui dérangent, il faut, même si cela est douloureux poser les problèmes sur la table, chercher le dialogue, et effectivement se souvenir du passé pour avancer vers l’avenir et construire et surtout ne pas répéter un fonctionnement familial basé parfois sur le mensonge et le silence.

Dans ce film est également très bien montré qu’il faut parler aux enfants, même lorsqu’ils sont très jeunes, pour éviter les traumatismes, il faut essayer de ne pas éviter les sujets tabous tels que par exemple la mort, l’homosexualité comme cela est très bien montré dans ce film.

Voilà je vous invite donc à cette séance de cinéma le tandem Laurent Lafitte, Mélanie Laurent fonctionne très bien, les scènes familiales sont authentiques très bien interprétées notamment les scènes entre Antoine et son père, Antoine ne parvenant pas à affronter son père qui l’humilie comme si il n’avait qu’une dizaine d’années alors qu’il a 40 ans, c’est un film à voir, qui parle de la famille et comment chacun se construit avec sa famille.

J’ espère vous avoir donné envie de découvrir ce film d’ailleurs tiré du roman de Tatiana De Rosnay, je vous souhaite une bonne séance.

Annick Perrad

Crédit photos : Allociné

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Les liens du mariage de J. Courtney Sullivan

Ce billet s’adresse à des femmes qui aiment les histoires de femmes.
J’ai découvert J. Courtney Sullivan l’année dernière en lisant son deuxième roman “Les débutantes“.
J’ai tout de suite été emballée par l’ambiance dynamique et jeune qui émane de ce roman, qui m’a conquise et donnée envie de découvrir les autres romans de cette auteur d’à peine 32 ans.

Ce livre retrace les destins de cinq personnes, Frances, Evelyn, James, Delphine et Kate, de 1947 à 2013, liées par un même objet. Je vous laisse le soin de découvrir de quel objet il s’agit 😉
J. Courtney Sullivan a le chic pour décrire ce que sont les femmes et ce que vivent les femmes, leurs quotidiens, leurs angoisses, leurs préoccupations, leurs rêves, leurs entraves…
Immédiatement ces femmes nous deviennent familières et attachantes et nous pouvons toutes nous y retrouver.
Une situation, un caractère, une phrase, chaque ligne de ce livre nous ramène à nos souvenirs ou à notre vécu actuel.

Ce roman s’étale de 1947 à 2013 ce qui donne un aperçu de l’évolution de la condition féminine et nous montre le chemin que nous avons parcouru et de la liberté que nous avons gagnée.
J’ai été tellement enthousiasmée par ce livre que j’ai voulu le faire partager à ma fille Camille, comme je lui avais fait découvrir Les débutantes du même auteur l’année dernière.
Elle a tout de suite accroché et a trouvé des réponses à ses préoccupations personnelles et professionnelles.

C’est un livre à mettre dans les mains de toutes les femmes mais aussi des hommes…
Si toutefois je vous ai mis l’eau à la bouche, je vous souhaite une bonne lecture.

A découvrir du même auteur : Maine et Les débutantes

Annick Perrad

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Ma palme d’or : La vie en grand

Tous les mardis, j’essaie de me faire une séance ciné.
La saison cinématographique reprend après un été désertique et caniculaire et j’ai le plaisir depuis 4 semaines de découvrir de bons films dont j’ai envie de vous parler.
La dernière séance à laquelle j’ai assisté concerne un petit film qui pourrait passer inaperçu, compte tenu du battage médiatique autour de Dheepan qui a reçu la palme d’or au festival de Cannes et qui bizarrement m’a laissé un goût amer…
Le film dont je vais vous faire l’éloge est “La Vie en Grand“.

Résumé tiré d’Allociné
Adama est un adolescent de 14 ans. Il vit avec sa mère dans un petit deux-pièces en banlieue parisienne. Il est en échec scolaire même si c’est un élève prometteur. Avec Mamadou, plus jeune que lui, ils vont inverser le cours de leurs vies.

Ces deux enfants forment un tandem attachant et bouleversant de vérité.
Ce film dépeint l’univers des cités parisiennes d’une manière beaucoup moins crue que dans Dheepan avec beaucoup moins de violence tout en restant très authentique et c’est l’éducatrice que je suis qui parle 😉
Le contexte social y est très bien décrit, le manque d’argent, la solidarité entre les habitants des cités et l’implication de l’école dans la prise en charge de ces gamins.

Ce qui m’a touché c’est que le réalisateur Mathieu Vadepied parvient à parler de la délinquance des mineurs sans tomber dans une histoire glauque.
La délinquance n’est pas innée chez ces gamins, elle n’est pas malsaine, elle vient les surprendre.
“Oh regarde Adama, j’ai trouvé une barrette de shit par terre, on va pouvoir se faire des sous”.
Adama, le plus grand, refuse de faire du trafic et met en garde Mamadou de la route dangereuse sur laquelle il s’engage.
La cité est contrôlée par les caïds, par les grands, un réseau violent est déjà en place.
Je ne vous en dis pas plus car je risquerai de vous gâcher le plaisir de la découverte.

Je vous invite à prendre le temps d’aller voir ce film pour le jeu d’acteurs de ces enfants, pour les dialogues savoureux, pour la tendresse qui s’en dégage, la notion de famille qui transparait, l’importance de l’éducation…
Pour montrer aussi qu’une seule rencontre peut empêcher la vie d’un enfant de basculer du mauvais côté.

Critique par Annick Perrad

Je ne voulais pas le dévoiler avant mais le blog va s’agrandir !
J’ai eu envie de diversifier mon petit blog mode et de partir sur un blog lifestyle où on parlerait de tout, cinéma, lecture, évènement, sport, mode etc…
Je ne pouvais pas faire tout cela toute seule et j’ai demandé à ma première fan, celle qui me soutient depuis le début, ma maman, de m’aider dans ce changement de cap.
Ma maman va donc s’occuper de toute la section Culture et Cuisine, elle vous fera découvrir ses coups de cœur, vous révéler ses secrets culinaires et pleins d’autres choses…
Restez connectés les amis ça promet de jolies découvertes <3

Crédit photos : Allociné

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Echos de la vallée du vent : hommage à Hayao Miyazaki

Il y a quelques jours j’ai assisté aux Échos de la vallée du vent, une série de concerts du Neko Light Orchestra dédiée aux musiques des films de Hayao Miyazaki.
J’ai toujours été fan de dessins animés, de culture japonaise et plus particulièrement du travail d’Hayao Miyazaki, je ne pouvais donc pas rater l’évènement.
Ce concert se passait au cinéma Pathé Grand Ciel à La Garde, je remercie d’ailleurs Pathé d’avoir eu le courage d’organiser un évènement comme celui là.

Le Neko Light Orchestra est un groupe de musiciens passionnés qui ont voulu rendre hommage à la beauté et à la magie de la musique des films de Miyazaki.
Tous les membres du groupe sont compositeurs et arrangeurs, on retrouve donc dans le concert différentes ambiances et couleurs musicales. On bascule entre pop, rock, classique…
J’ai adoré leurs revisites des thèmes les plus célèbres des studios Ghibli.

Le concert dure environ 2h30, on y retrouve les chansons des 10 films réalisés par Miyazaki : Nausicaä de la vallée du vent, Le Château dans le ciel, Mon voisin Totoro, Kiki la petite sorcière, Porco Rosso, Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro, Le Château ambulant, Ponyo sur la falaise, Le vent se lève ainsi qu’un medley d’Arrietty (scénarisé par le maitre) et du film Le royaume des chats (où Miyazaki est producteur). Il y a aussi un medley du film Le tombeau des Lucioles 😉

J’ai adoré les jeux de lumières et le décor qu’avait installé le groupe, on retrouvait des peluches des différents films Ghibli.
L’ambiance magique était au rendez-vous, je me suis laissée emporter par le ton onirique du concert.
J’avoue que la voix de la chanteuse principale m’a complétement subjugué !!!!
Le seul petit bémol c’est que le groupe n’a pas le droit des images des différents films donc on se contente des images des bandes annonces mais ça n’empêche pas la magie d’opérer 🙂
Je ne regrette pas du tout les 35e dépensés, c’est un évènement unique que l’on ne voit pas beaucoup par chez nous et si le groupe passe près de chez vous je vous conseille vraiment d’aller les voir !

Les différentes dates de concerts :

– 14 novembre à Lyon au Pathé Vaise
– 17 novembre à Strasbourg au Pathé Brumath
– 18 novembre à Nancy au Kinepolis
– 19 novembre à Bruxelles au Kinepolis
– 21 novembre à Nantes au Gaumont Commerce
– 24 novembre à Paris au Gaumont Opéra Capucines
– 25 novembre à Orléans au Pathé La Charpenterie
– 27 novembre à Bordeaux au Gaumont Talence
– 28 novembre à Toulouse au Gaumont Labège

Echos de la Vallée du Vent / Neko Light Orchestra

Site : www.nekolightorchestra.com
Facebook : Echos de la Vallée du Vent
Twitter : @NLOofficial
Youtube : nekolightorchestra

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